14 juillet 2008
GONE
Il est parti.
C'est désormais l'heure des colis, de Skype et des cartes postales...
Je ne veux que lui.
Je ne veux que sa peau.
Son odeur.
Sa douceur.
Son sourire.
Ses baisers.
Ses étreintes.
Ses blagues.
Son rire.
Lui. Lui. Lui. Lui.
Il a tout pour me rendre folle d'hystérie, mais aussi tout pour me rendre folle d'amour.
D'ici qu'on se revoit, j'ai plus qu'à me faire belle.
Ca me laisse un peu de temps...
Je t'aime.
...
S'tick.
05 juillet 2008
D'où ?
Parce qu'il s'en va et que je veux grandir un peu, j'ai décidé de faire comme H. a dit : Laisser tomber "les histoires de gamines des meufs de B.".
Aussi parce que je n'aime que grand max 15 (c'est large) personnes qui vivent dans cette ville, et que je ne la supporte plus (la ville).
Donc voilà, je grandis et j'arrête de répondre aux attaques -aussi désespérées soient-elles- de filles et autres garçons tout aussi désespérants. J'arrête aussi d'attaquer -même si c'est toujours assez drôle.
C'est aussi un peu parce que j'en ai rien à foutre et que ça me prend de l'énergie que je compte consacrer à autre chose -comme l'étude de la culture des termites dans les cheveux des fées. De toutes façons, je n'y habite plus, je me contente d'y entreposer mes fringues toujours plus nombreuses -mais qui se sentent toujours aussi seules.
Voilà qui est fait.
Un carnaval haut en couleur dans les rues de Paris.
Un dîner presque parfait.
Pas envie d'écrire ici.
Ailleurs ? Toujours.
G.
03 juillet 2008
Ballack... Au bas mot.
Ce sont les vacances.
Soleil, pluie. Jour, nuit.
Le rythme est le même, les gens aussi.
Mes activités diffèrent cependant.
Je vais pouvoir écrire beaucoup, d'autant plus que j'aurai du temps pour pleurer.
Je vais pouvoir penser au calme dans le bruit de mes pensées.
Du temps. Peu d'argent.
Les salles obscures qui éclaboussent de lumière n'attendent plus que moi.
Je vais pouvoir travailler à loisir.
Je vais pouvoir chanter pour moi-même, et déranger les voisins.
Je vais pouvoir faire beaucoup de choses.
Encore faut-il que j'en ai envie.
J'aime la vie.
La vie m'aime.
Je ne puis m'empêcher de régurgiter leurs sourires et leur bonheur.
Je n'admets pas qu'on puisse être heureux sur des fondations en putréfaction.
Je ne comprends pas et n'ai point de curiosité.
Il n'y a que le mépris et l'envie de détruire.
L'envie de voir de la douleur. Parce qu'elle est méritée.
Je veux le bonheur de ceux qui souffrent et la chute des heureux.
Les derniers seront les premiers.
Des notes qui reviennent à l'esprit sans grand intérêt.
Ou si.
Un article, deux articles, trois articles.
Et sans s'en apercevoir, ça fait 314.
314 fois des suites de mots insensées qui n'ont pour seul but que de prostituer mes incertitudes et mes balbutiements.
Les palpitations de mes paupières trahissent ma peur, mais l'humiliation reste épidermique.
Fucking shit.
40 degrés, du kir, des connards et de la colère.
J'ai tellement de vêtements que je ne sais plus qu'en faire.
Et pourtant, chaque matin, je me dis qu'il faudrait que j'aille faire du shopping.
J'ai faim, rien ne peut me rassasier.
La fatalité grignote ma satisfaction.
Trop d'étendues, trop de restrictions.
Que faire en ce cas ?
Ouvrir le journal.
Ingrid est libre.
J'aime bien moins le chocolat que les fraises.
Ce n'est pas ce qui fait de moi une fille unique.
Nous sommes tous uniques, dans fond.
Certains le sont dans leur connerie, d'autres leur hypocrisie.
D'autres sont justes AWESOME.
Suivez mon regard.
On a beau être un La majeur, on ne peut s'empêcher de fondre pour un requiem.
La musique souvent me prend comme une mer.
La musique te prend et te voilà jouissant en harmonie.
Tempo. Mélodie.
<Encore ces foutus mots qui me manquent>
A quoi bon cependant continuer d'en chercher ?
Pour qui ? Pour quoi ?
Tout n'est qu'hyprocrisie.
Le but ultime d l'homme étant de répandre son foutre sans ambages.
Un gin tonic s'il vous plait.
G.
Pix : A bout de souffle. Seberg, Belmondo.
29 juin 2008
Et un jour une femme...



Le coeur en bataille...
Je t'aime, Je te hais...
Sauve qui peut l'amour...
C'était bien d'avoir treize ans.
L'insouciance. Etre certaine qu'avoir un 15 et pas un 18 c'est la fin du monde. Penser que la paix c'est possible. Manger des cochonneries et ne pas voir poindre la moindre cellule de graisse. Rire aux éclats en public. Fixer les gens dans le métro. Regarder la télé des heures sans penser un instant que ce soit abrutissant. Penser que les garçons sont mignons de loin. Et seulement de loin. Découvrir Harry Potter, le dévorer, et être heureuse de pouvoir grandir avec lui.
Avoir 20 ans.
Et là c'est le drame.
La responsabilité. Respirer quand on a un 12, même si on sait qu'il serait temps d'avoir des 16. Accepter l'idée qu'on aura beau oeuvrer pour la paix, il y aura toujours des connards qui seront pour la guerre, un jour, toujours, et pour toujours. Ne savoir que trop que les garçons peuvent être moins mignons de près...
Mais en fait : rire aux éclats en public, manger en disant merde aux bourrelets, grandir parce qu'on n'a pas le choix. Rencontrer un garçon bien.
Pas si dramatique.
26 juin 2008.
20 ans que je tiens sur cette planète.
De nombreuses implosions.
Mais des amis.
Vrais.
Des rencontres.
Enrichissantes.
Des déceptions.
Enrichissantes.
On apprend, on se nourrit, les pages se tournent et au final, c'est bon de se dire qu'on survit malgré tout.
Le vrai bonheur c'est de pouvoir me dire sans prétention que je sais retrouver le vrai bonheur dont les enfants ont le secret.
L'école est finie.
Bientôt les départs.
Mais surtout le sien. Et le sien.
Un an sans lui, un an sans elle... Se raccrocher à ce qui reste ici.
Il y aura ensuite l'Italie.
Puis je rentrerai, et ça sera un nouveau départ.
Je t'aime. Je suis folle de toi...
Je ne veux pas imaginer le quotidien sans tes bras.
You're the best part of my year.
Mi primero compañero.
La seule étreinte qui calme mes colères.
The only one who knows how to awake these stupid butterflies.
El sol de mi corazon.
La razon de mi sonrisa.
La causa de mi felicidad... Y de mi necedad.
El mejor.
Life is a bitch.
Anyway.
Life.
G.
Pix : les Cute à l'assaut des soldes. Fashion's my leader. Glam's my motto. What else ?
22 juin 2008
Une fleur de ren tatouée sur le bras...
Dans 5h je me lève pour aller enchainer 8h de partiels -8h30 pour être exact- et je ne dors toujours pas.
Dans 3 semaines il part.
3 semaines.
Ca fait 21 jours.
Ca fait même pas un mois.
J'ai beau essayer de ne pas y penser, j'y pense.
Ca me bouffe de l'intérieur, et je me vide de tout sauf de mon amour.
Personne ne me fait rire comme lui. Personne ne m'écoute comme lui. Personne ne me connaît comme lui. Personne ne me supporte comme lui.
Il m'insupporte. Il pense toujours avoir raison et s'égosille tant qu'il n'a pas démontré par a+b que son argumentation est justifiée. Il aime le foot. Non, il aime trop le foot. Il me fait des discours passionnés sur le jeu des Turques ou celui de Benzema. Il pense que la révolution ne peut pas se faire sans les armes, il soutien la gauche de la gauche et vomit le patronat. Il vote SUD, il est même sur les listes. C'est un freak de HIMYM et on peut s'enchainer 4 épisodes sans respirer. Il a parfois un beau projet capillaire et est pire que moi lorsqu'il s'agit d'acheter des fringues. Il me dit en riant que je suis méchante et superficielle et que son rire ne veut pas dire qu'il ne le pense pas, juste que ça le fait rire. Mais qu'il m'aime quand même. Il ne me taquine pas avec des "Je te préfère avec du maquillage" mais plutôt avec des "T'as une bouche hégémonique. En fait t'es hégémonique tout court. Ahah ! J'suis trop drôle !" Il m'appelle -genre tout de suite - à 2h du mat, tout bourré, pour me passer son pote tout bourré qui ne croit pas que j'ai un partiel un dimanche. Si, mec, j'en ai même deux. True story. Il rit à ses blagues pas drôles tout seul.
Comme moi.
Et je l'aime parce qu'il est exceptionnel. Je suis folle de lui. Il n'y a pas un homme à mes yeux qui lui arrive à la cheville. Il est... My one. If he's happy I'm happy. Mais j'aurais préféré ne pas avoir à le laisser partir un an.
On peut rencontrer l'amour plus d'une fois dans sa vie. Mais je suis persuadée qu'il y a une force qu'on ne retrouve qu'une fois. Je ne parle pas d'être fusionnel, ni même d'âme-sœur. Je parle juste de trouver la perfection dans son imperfection.
H. est un trésor.
Il me tuerait surement s'il lisait cette page. Ahah ^^
Personne n'a jamais fait battre mon cœur à cette fréquence avec une telle régularité.
Un coup de maitre.
Personne.
Sauf lui.
H. est mon Ren.
Comprendra qui a la culture pour.
Je voudrais qu'il soit à moi encore, et encore, mais on n'a pas toujours ce qu'on veut. Comme dirait l'autre : Life.
Bon, c'est pas qu'y en a qui ont un partiel à 8h mais bon, tout le monde n'a pas la chance d'appartenir à la France qui se lève tard -héhé-
arigatou, to kimi ni iwareru to
nandaka setsunai
sayounara no ato mo tokenu mahou
awaku horonigai
...
daiamondo yori mo yawarakakute
atatakana mirai te ni shitai yo
kagiri aru jikan wo kimi to sugoshitai
1h57. C'est quoi déjà les prérogatives du président de la république ?
Nevermind.
I'm in love.
G.
20 juin 2008
De la merde en boite.
Je n'ose pas me chercher. Voilà ce qu'il y a.
Poser les vrais mots, ce qui brulent ma tête et ma langue aussi vite que mes doigts. Je n'y arrive pas.
Je me sens épiée, dans le moindre de mes mots, de mes maux, dans la moindre de mes pensées.
Et je ne comprends pas.
Je ne comprends pas en quel nom peut venir juger l'écriture de quelqu'un.
Parce qu'aussi impétueuse, rebelle ou fourbe qu'elle se réclame, toute écriture est fragile.
Même celle de Machiavel, ou de son fils illégitime.
Et ça me gonfle, ça m'emmerde.
Quel mot choisir ?
Celui qui caresse l'oreille ? Il est si beau qu'il sonne faux.
Le vulgaire ? Il véhicule des colères qui sont feintes.
Comment coucher sont vrai combat sur l'écran, puisqu'il n'est plus question de papier ?
Comment rendre honneur à cette beauté des lettres, à cette gigue des mots, à ce tourbillon de conjugaisons et autres grammaires alambiquées.
Comment maîtriser cet univers ?
Je trouve à redire chez Hugo lui-même, je comprends que l'on s'époumone à me réécrire.
Mais je ne veux pas. J'aime trop ça pour l'accepter.
Je suis frustrée. FRUSTREE de ne pas tout connaître.
Frustrée de ne pouvoir jongler à ma guise avec les trésors dont Richelieu a modelé l'écrin.
Et je trouve mes phrases connes.
Et ma réflexion bancale.
Je ne sais plus. Je n'ai peut-être jamais su.
Je sais juste que j'aime écrire. Je sais que je peux trouver les mots justes pour dire ma haine, mon amour, ou ma fascination.
Mais je ne veux pas vous montrer.
Nul juge n'est. Ainsi parle Yoda.
Et en tant que femme à la critique acerbe et déplacée, je sais de quoi je parle.
Ce blog n'a pas d'âme. Il n'est qu'un endroit où je tente de dire ce que je pense et ce en quoi je crois de manière bancale. Tout est bancal. Il n'y a ni style, ni rhétorique.
Et pourtant, je puis assurer que j'essaie.
J'essaie. Encore. Et mes mots continuent de ressembler à un pauvre amas de lettres confuses. Pauvre et laid. Et inconscient de son état.
Mais merde, nul n'est parfait.
Dieu nous en préserve.
G.
10 juin 2008
Do I attract you ?
Il est des frontières que nul homme n'est appelé à atteindre, peut-être est-ce pour cela que certaines personnes semblent ne pas se fixer de limites.
En fait, elles ont conscience du grand espace qui est le leur.
Pourquoi se retreindre lorsque l'on sait qu'en fait, on tous nos droits sont parfaitement délimités ?
Ne pas voir les limites ne signifient pas leur annihilation.
J'ai pris énormément de plaisir à faire la comédie musicale.
Je crois que je suis destinée à chanter et à jouer, encore et toujours.
I was made for art, and art was made for people like me.
Passion, persévérance, confiance en la vie, méfiance.
Dominée à la fois par l'altruisme et l'égocentrisme, courant vers un point que je fixe mais ne voyant pas où je mets les pieds.
Re-découvrir une scène qui est en fait chaque fois un peu plus inconnue.
Je fais de grands gestes et je souris, je chante avec mes tripes et parle avec mon coeur, mais ce n'est pas moi. Je lui prête mon corps, mes traits, ma voix et mon rire. Mais nos idées divergent, nos idéaux aussi. L'un n'empêche donc pas l'autre.
Le théâtre c'est la vie.
Ou plutôt, Le monde est théâtre, comme disait Corneille (pas le chanteur, hein, l'autre).
Tout ça pour dire que si tout est possible sur scène, tout est possible dans le vie.
Je suis douce et gentille, et puis jouer une femme vénale et égoïste.
Je suis douce et gentille et puis jouer une femme douce et gentille, sans m'empêcher de penser qu'elle est tristement transparente.
Je suis vénale et égoïste et puis jouer une femme vénale et égoïste qui me renvoie le triste miroir de la tristesse de ma personne.
Je suis moi et mon contraire. Je ne suis plus personne.
Je veux donc croire que l'amour est possible entre deux êtres qui n'ont rien à se prouver. Deux êtres qui se vomissent. Deux êtres qui se dégoutent. Deux êtres qui se dédaignent.
Tout est possible tant que l'on trouve un peu d'amour de soi dans l'autre. Parce qu'au fond, on fait toujours un peu les choses les choix.
J'aime parce que c'est bon, et que je suis attirée. Mais j'aime aussi parce qu'il n'y a rien de plus satisfaisant que d'aimer et être aimé. On se sent normal.
C'est là que réside l'irrationalité de l'homme. Pourquoi se contenter d'aimer ? Pourquoi seulement le pur, le beau ?
L'abominable est tout aussi beau.
Alors, je verrai en Psyché et Amour un amour béni dans la mesure. Je sourirai à la pensée de Hyacinthes et d'Apollon. Vénus et Adonis m'hypnotiserons, et je trouverai la passion d'Apollon envers Daphnée transcendante.
Amour a d'abord bani Psyché avant de la retrouver, prenant soin avant cela de maudire ses mauvaises soeurs.
Hyacinthe est mort dans les bras d'Apollon, le dieu sublime et bisexuel.
Adonis est mort, et Vénus n'a pu le sauver alors qu'elle s'était réduite à l'humanité pour lui.
Apollon se moquait d'Eros, le dieu de l'amour, critiquant sa petite taille et ses flèches. Eros, vengeur, lui a lancé une flèche d'un amour dévorant, dirigé vers Daphné. A celle-ci, il a insufflé la flèche du dégout.
Si bien qu'Apollon la pourchassa, mais elle voulait rester vierge à jamais. Alors dans un élan de désespoir, elle hurla à son père de la transformer en fleur d'olivier (ça aide d'avoir des parents haut placé). C'est ainsi que le laurier devint l'emblème d'Apollon/
Si ça c'est pas de l'amour.
Voilà, tout ça pour dire qu'on se plaint, mais il pourrait nous arriver de pires choses.
Lisez donc Les Métamorphoses d'Ovide. L'un des meilleurs livres qu'il m'a été donné de lire.
J'en redemande.
Tout ça pour dire que je ne vis plus que pour aujourd'hui, demain arrivera bien assez vite pour m'exploser à la gueule, je n'ai pas besoin de le provoquer.
With all due respect, si vous laissez des coms, faites en sorte qu'ils soient un minimum intéressant.
Je préfère de lojn votre silence à votre connerie.
G.
*pix : Un tatoo trouvé sur Gogole. Et bon, je n'ai toujours pas d'idée pour le mien : ni le dessin, ni l'endroit... Ideas ? (or silence)






