28 novembre 2008
Suicido. What else ?
Lalala.
Awkward moments define my life.
Lalala...
Now, I'm gonna hang myself.
Oh, no, I already did.
I'm socially dead now.
True story.
...
26 novembre 2008
"Je veux me faire pénétrer par le droit !" "Elle aussi elle fait des métagores !"
Je voudrais qu'on m'écrive une chanson.
Comme celle de Lili dans ce si beau film.
Je voudrais des mots qui me transportent, et qui soient écrits rien que pour moi.
Pas comme ceux que V. me vomissaient.
Pas comme cette branlette intellectuelle où l'auteur se regarde jouir de mots qui perdent toute leur magie.
Je veux une farandole et pouvoir m'y endormir.
Aujourd'hui, la journée a été longue.
La soirée peut-être plus.
Parfois, les mots peuvent faire si mal que je n'ose imaginer ce que provoque un coup de poignard.
Il y a des gens qui surestiment l'estime que l'on a d'eux, et c'est insupportable.
Je vaux mieux que cela...
Je fais des efforts en me disant "ça vaut le coup".
Mais non.
Ca ne vaut pas le coup.
Ca ne vaut pas le coup.
Et les jours défilent, et on se défile, et je reste devant la toile, concentrée, pensant qu'une esquisse va apparaître.
Mais il n'y a point de fusain et le chevalet te baise.
Et tu saignes.
Parce qu'un chevalet c'est en bois. Et le bois peut avoir des échardes.
Et toi tu n'es qu'une grosse corde.
Il est des gens qui ne se rendent pas compte de leur valeur.
Alors j'ai envie de dire merde. Et si je dois merder, je préfère que ce soit en m'autosuffisant, plutôt qu'en pensant que je ne vaux pas le coup.
Je vaux le coup.
Et j'emmerde le monde.
Bientôt, bientôt, les vacances de Noël.
N'oublions pas que le prince charmant n'existe pas. Que l'amour nait pour s'éteindre.
Et pourtant, je pense encore à lui. A des kilomètres, à des années lumière même. "J'y pense et puis j'oublie"... Ou pas.
Parfois, les contes de fées de mon enfance me manquent.
Le chocolat chaud qui vient à vous lorsqu'il fait froid. La couette chaude. Rien d'autre en tête que l'envie de jouer avec ses amies. Pas de problèmes de tune. Pas de problèmes de mecs. Pas d'alcool. Pas de besoin de s'enivrer outre mesure. Pas d'études sérieuses. Pas de pression. Rien d'autre sur les épaules qu'un t-shirt Winnie.
Ca mis à part, je pense commencer à cerner les secrets Don't let me be misunderstood. Et je crois que ça me ressemble un peu.
J'ai passé un bon weekend. Des visages reviennent qui nous ont manqué. Et on s'y est habitué vite. Mais ils sont déjà repartis.
Il y a ces moments où tout à la fois me fait du bien et m'exaspère.
Lili, take another walk out of your fake world
please put all the drugs out of your hand
you'll see that you can breathe without no back up
so much stuff you got to understand
Lili, you know there's still a place for people like us
the same blood runs in every hand
you see its not the wings that make the angel
just have to move the bats out of your head
Lili, easy as a kiss we'll find an answer
put all your fears back in the shade
don't become a ghost without no colour
cause you're the best paint life ever made
for every step in any walk
any town of any thought
i'll be your guide
for every street of any scene
any place you've never been
i'll be your guide
!
Voilà ce que j'en dis.
C'est pas parce qu'on a pas de pénis qu'on doit pas pouvoir sodomiser.
La technologie est là pour ça.
Il y a peu d'écritures qui me touchent. Lui, par exemple, je suis sure qu'il a du talent. Et lorsqu'on le lira depuis NY et Milan, je pourrai reservir mon éternel "Je te l'avais dit".
Il arrive parfois une phrase lancée comme ça sur une page et voilà qu'on hallucine sur la magie des mots.
C'est pour ça que j'aime tant ça.
Le mystère, la profondeur...
Mais j'en cherche encore le secret.
Rideaux.
G.
23 novembre 2008
Under the bridge downtown
La pluie sur ma tête.
De la neige partout, sauf devant mes yeux.
Je ne me lasse pas de la musique.
Et là je ressors Simple Plan du placard, entrapercevant une paire d'Ipath, des t-shirt rebelles et de gros pantalons.
Les Red Hot dans mes oreilles.
Un visage peut vous hanter sans en avoir conscience.
Faut-il alors blâmer les fantômes ?
L'heure a sonné...
'^^
Il est bon de faire ce dont on a envie sans avoir à se blamer.
J'emmerde le monde.
Fly on my way...
Can I get your hand to write on
Just a piece of lead to bite on
What am I to fly my kite on
Do you want to flash your light on
Take a look its on display - for you
Coming down no not today
Il y a des gens auxquels on s'attache sans savoir pourquoi. Et quand on ne sait pas pourquoi, en général, c'est bon signe. C'est juste que c'est bien.
Je veux écrire de nouveau. Je veux prendre un stylo et cracher mon amour, mon cynisme et mes fantasmes.
Je le veux.
Et je ne sais qu'en penser. Pas de ça, d'autre chose. Lâcher l'affaire ?
Sans doute.
Sans doute bientôt, même.
Best regards, as Paulou seems to like it.
G.
Pix : Nina Simone, ma nouvelle passion dans la vie, après le thé au caramel.
21 novembre 2008
Unlike most of the Castrati who were orphans or came from poor families, Farinelli was related to minor nobility.
J'ai fini la première partie de mon exposé sur Farinelli.
En anglais bien sur.
C'est dans ces moments que je suis bien angoissée car étant forcée de strictement penser en anglais, la pauvreté de mon vocabulaire me saute tristement aux yeux.
Anyways...
Je suis passionnée d'art.
C'est ce que je fais de mieux.
Analyser un texte qui paie pas de mine et y voir la métaphore des deux amériques, celle qui refuse d'accepter le changement et celle qui, dans les années 60, n'arrive pas à comprendre le racisme exarcerbé ; c'est ça que je sais faire.
Décrire ce que je vois sur une peinture, ce que le peintre a pu y voir.
J'ai un sixième sens pour l'art.
Mais pour le reste...
Bah je remercie la MasterCard de mon cerveau.
Non parce que, sans déconner...
Le droit, les relations internationales, ça me passionne et C'EST passionnant, mais je ne pourrai jamais me passer d'art.
C'est trop beau, c'est trop bon.
Et je me délecte de ce devoir sur les castrats.
Je suis "obligée" d'écouter de nombreux airs, de découvrir des auteurs du 17e, des composeurs...
Ah, l'histoire aussi. J'aime bien l'histoire.
M'enfin la vie est pleine de surprises.
Ca sera japonais pour moi.
Trop rose le pull.
Oops... I did him again.
Il pleut.
J'aime le bruit de le pluie sur la fenêtre-plafond.
Là, tout de suite, je me dis : comment je m'habille aujourd'hui ?
J'arrive pas à m'en foutre.
Je me sens pas trop mal, alors ressembler à un sac non.
Mais il y a des jours comme ça où je mets un gros pull, un gros jean (celui d'H, je l'aime, trop confortable), des grosses pompes, et je sors avec un air blasé, disant à tous "Je vous emmerde".
J'ai aussi remarqué que la minijupe JOLIE, je parle pas d'un bout de tissu posé sur le cul, eh bien ça attire les foules.
En fait j'ai remarqué y a longtemps.
Mais moi j'aime mieux les robes.
Mais j'ai pas de sousous...
Will all the respect possible, today, I'd like to say thank you to stand my writtings.
Best regards,
G.
14 novembre 2008
Have you seen my dignity somewhere ? Oh no... I was sitting on it !
Voilà, nous avons mis les choses au clair.
Je l'ai un peu forcé.
Maintenant je me sens mieux.
Je sais où je vais, enfin, non, je sais où je ne vais pas.
ENfin non.
Bref, je sais. Pas la peine de s'encombrer de précisions.
Pas de joie ce vendredi. Juste la peur d'être un succube.
Il est temps pour nous de déposer les armes, chantait Kyo. Je me demande ce qu'ils sont devenus ceux-là.
Surement toujours drogués et alcooliques.
Comme nous.
.
Oui, mais demain ?
Demain il faudra en racheter.
Et ça m'emmerde.
Il y a des gens qui n'ont pas envie de se confier. Je l'ai dit
précédemment, je suis une fausse exhibitionniste. Je blablate sur des
foutaises pour qu'on ne me parle pas de l'essentiel. Et je reste ainsi
en paix. Mais non, il y a des gens qui ont envie de vous prendre de
force sur votre propre couche.
Et quoi ? Je leur enverrai le Minotaure pour qu'il embrasse leur colon avec son gland.
Je m'habitue à mon chez moi. Ca ira mieux cependant quand j'aurai fait le ménage.
Quand j'aurai changé les rideaux.
Quand ma fenêtre du plafond (oui je sais, c'est la classe), ne laissera plus passer l'eau de la pluie (moins classe).
Quand j'aurai apporté mes boites, mes talons et mes robes.
Quand j'aurai une vraie poubelle.
Cette nuit, un moustique m'a bouffé le dos. A défaut qu'on me bouffe autre chose...
Il m'a dit "Je t'aime". J'ai répondu "C'est mignon." Non pas que je ne le pense pas, mais à quoi bon se répéter ?
Les koalas auront-ils raison de nous ? Suite next door.
Je dois rapporter mon stage. Best part :
Rapport d’étonnement (3 pages)
3 - L’élève
rend compte dans cette partie de ce qui, dans l’expérience
du stage de terrain, l’a touché, surpris, fait réfléchir
ou évoluer. Il part des représentations (ou idées
reçues) qu’il avait du travail demandé et du
fonctionnement de l’organisation. Il identifie et problématise
un ou deux thèmes qui, selon lui, pourraient faire
l’objet d’un travail de recherche en sciences sociales.
Voilà ce que je voudrais écrire mais que je n'écrirai pas :
Ce
qui m'a touché ?La main de l'un des capitaines, qui, analphabète, gras
et sans manières, s'est permis de me mettre une tappe sur la fesse,
comme si on avait élevé les cochons ensemble.
Mais, moi, Môssieur, je n'ai pas élevé de cochons tout court.
Ce
qui m'a surprise, c'est qu'il pouvait y avoir une telle concentration
de beaufs en un lieu donné, sans que cela ne nuise aux âmes perdues (je
ne pense pas qu'à moi, j'avais des collègues vraiment bien).
Ce qui
m'a fait réfléchir ? Eh bien, tout le long de ce stage je me suis dit q
SP nous prenait vraiment pour des débiles profonds. On n'est pas tous
les cousins de la Belle au Bois Dormant.
Ce qui m'a fait évoluer ?
Être avec des gens aussi lourds m'a donné envie de devenir vite riche
et superficielle, et de quitter le vrai monde.
AHAHAHAH
Travail de recherches en sciences sociales : Comment survivre au milieu de gens dont la bêtise est si insupportable qu'elle nous brule, sans finir par les tuer.
True story.
Sac de riz.
Pisse en lit.
"Tristesse de rime pas avec sagesse."
Il y a des citations qui ne servent à rien.
Joyeux anniversaire à lui.
Tragique, comique, qu'importe. Tant qu'on est vivant pour en rire.
Ou en pleurer...
Je suis fatiguée qu'on cherche à me faire parler, et sourire.
Je deviens cynique.
Le mépris me revient.
Et bizarrement, je me sens plutôt bien...
G.
03 novembre 2008
Awekward.
Je suis en colère contre moi même.
Et à la fois je ne sais plus rien.
Je sais juste que j'ai hâte d'être vendredi...
Et ça me frustre...
De bonheur.
01 novembre 2008
Doltonienne
Il est des gens qui considèrent leurs enfants comme des corps aux cerveaux non réactifs.
Ils les prennent pour des cons, se foutent de leurs entreprises, les rabaissent en permanence sans penser aux séquelles.
Ils n'ont sans doute pas lu la mythologie et le nombre de parricides et de matricides que ces œuvres regroupent.
Ils ne savent pas que leurs enfants sont plein d'aspirations aux tendances diverses et commencent à se dire que rien ne sera mieux au final que la fuite ou la prison.
"De l'intimité ?! Mais à 20 t'as besoin de quelle intimité ?!"
Si j'avais répondu "J'ai besoin de me toucher en paix." je me demande si ce serait passé.
Toujours est-il que Grace La Panthère vous salue et va mordre.
Jusqu'au sang.
..................................................................................
Anyways.
..................................................................................
Bande d'enculés de mes couilles en bois.
Je suis trop vénère, et je m'énerve pas. C'est pas comme ça que Malcolm attrape un ulcère dans la série éponyme ? Il me semble bien.
FUCK IT.
G.
26 octobre 2008
Why would Blair date a guy named George ?




Je commence un article. Je le supprime.
Je pense un article, je n'arrive pas à l'écrire.
Je me fais peur, tout me fait peur en fait.
Et je respire difficilement.
Être près de quelqu'un ne signifie pas en être proche, et CLOU versa.
Je ne sais plus ce que je pense, ce que je ressens.
Je sais juste q j'ai du mal à respirer et que j'aurai du mal à dormir ce soir.
Et vraiment, VRAIMENT, je ne supporte pas la dépendance, quelle que soit la forme qu'elle prenne.
Je ne supporte pas de me regarder avec pitié.
Je suis très très énervée. Seulement, contrairement à d'habitude, c'est une rage intérieure.
Je n'ai pas envie d'éclater en sanglots, je n'ai pas envie de mordre le premier venu.
Je suis juste énervée.
TRES énervée.
Voilà qui est dit.
Deal with it.
Queen A.
16 octobre 2008
Promise me that someday we'll forget how strong our love was...[Like it could be possible...!]
Allons, bel ami...
Il y a plusieurs jours que je muri un article qui pourrait s'avérer digne de ce nom, un article qui donnerait enfin du sens à ces logorrhées auxquelles je me livre à un rythme douteux.
Allons bel ami...
Rien n'y fait. J'entre dans cette espace et les idées disparaissent, glacées par on ne sait quoi.
C'est comme ces nuits où le sommeil me fuit, où mes yeux s'écarquillent et mon estomac se contracte.
L'angoisse me saisit et voilà une insomnie.
Mais qu'est-ce qui m'angoisse, qu'est-ce qui peut bien me saisir ainsi ?
Bien sur, il y a en grande majorité le manque.
Ce manque d'eux, et surtout de lui.
Celui qui pense ne jamais pouvoir être marqué par les Hommes se trompe.
Ils sont là pour montrer les degrés les plus ardents : Musset, Kahlo, Sartre, La marquise de Pompadour, Mademoiselle Aniston et Serena Van der Woodsen.
Elle a osé mettre Sartre avec Serena là...?
Mais si on n'ose plus, où réside le plaisir ?
Il y a ce tiraillement entre l'éthique, le désir d'être là pour les moins chanceux et l'autre. Plus attirant. Celui de laisser ressortir son côté le plus sombre pour vomir délibérément sur les plus "chanceux".
Viennent des moments où la douleur est si intense, le manque si envahissant que seul l'enivrement semble pouvoir alléger la peine.
De l'alcool pour oublier... On peut même penser à pire, mais on n'ose pas. Ce côté si sérieux qui prend le pas sur le pouvoir dark vadoresque de l'âme.
Et l'on se présente devant les gens, plus terne, moins souriante. Certes. Mais ils ne voient rien.
Notre nombril s'approche. Il est même plus proche de nos yeux que le phallus proposant de doux instants.
Ce soir, je suis fatiguée. Fatiguée des hommes et de leurs balivernes.
Un système judiciaire bancal. Le droit, oh oui le droit... Vous êtes loin de savoir ce qu'on en fait de votre droit. LE retouchant, le remaniant, inventant des codes à faire trembler l'histoire. Le code du tourisme ? Vraiment ? Ah bon ? Ah bon.
J'ai envie d'écrire. J'ai envie d'être un peu égoïste. D'écrire pour moi, parce que c'est bon. J'ai envie de chanter parce que ça me fait du bien. Et je cherche ce qu'il me reste...
Je remarque que me pensant une fille bien, je suis une opportuniste.
Mes amis sont tous beaux, drôles, intelligents et ouverts.
Je fuis les moches bourgeois et stupides.
Mais j'accepte les bourgeois intelligents.
Et je dis des conneries, sur ce wall où rien ne rime.
Mais comme moi même je ne sais pas bien si je rime à grand chose... Je me laisse séduire par cette vague de mots qui, bien que possiblement incohérente, moche, impulsive et douteuse, me fais du bien.
J'ai beau être souvent triste en ce moment, faire quelques crises de larmes et avoir mal quelque part par là, j'ai de la chance et je le sais.
On s'en branle, mais à l'heure qu'il est, vous ne devineriez pas le nombre de gamines mariées de force. Par gamine j'entends 7 ans et plus. Quand même pas 5, on est pas des monstres.
Le nombre de malnutris décédés aujourd'hui.
Le nombre de personnes atteintes du VIH décédées, et celles évitées ou oubliées.
Le nombre de femmes dont le visage a été brulé à l'acide dans els dernières 24h, parce que son mari ou son père l'a décidé.
Le nombre de filles violées.
Le nombre de sans abris morts dans le froid.
Le nombre de toast couverts de caviar engloutis.
"Moi je pense que... Toutes les femmes devraient avoir une femme de ménage."
Soit.
Je pense que toutes les femmes du 9.3. devraient apprendre aux épouses distinguées du 16e a faire une lessive.
Voilà. On s'en tappe. Ca peut faire sourire. Je continue toutefois à avoir du mal à concevoir un monde où tout le monde s'en branle de tout.
Sur ce, vous me ferez deux pages Times New Roman, Police 10, Interligne 1,5 sur le sujet suivant :
"Les ONG, acteurs surestimés ?"
Tu as pillé mon corps et mon coeur qui ne sont plus désormais qu'une galerie sans décor
A chaque fois que je tombe amoureuse, je me dis "plus jamais". Comme dirait Miss Waldorf "You never learn a lesson, do you ?"
Comment résister à des yeux pareils ?
Life sucks. And so do I...
Amitiés.
Stick.
11 octobre 2008
"Where'd you go ? I miss u so..."
Il y a ces journées que l'on avait pensées pleines d'entrain, mais que l'on va passer sous la couette parce qu'on a pas la force d'affronter la vie.
Il y a ces journées où un simple bol de Golden Grahams suffit au bonheur. Sans déconner, ces conneries sont délicieuses.
Je ne suis pas celle qu'ils pensent que je suis. Je ne suis pas celle que je pense. Je ne sais pas bien qui je suis, ni ce que je veux. Je sais que je veux être heureuse, mais parfois, je me conforte tellement dans ma douleur que je me demande si c'est bien le cas. Ah, Alain, philosophe de malheur...
Je lis le Courrier International dans le métro. Un bonheur de fin de journée (si, si). Et là, un type (certes canon) lit par dessus mon épaule. Il y a des horaires où même la beauté n'est plus un passeport. J'ai failli lui crever un oeil.
Tss...! Pauvre mec.
J'aime les chaussures comme Sartre aimait écrire. J'aime écrire comme la Calas aimait chanter. J'aime chanter comme Scarlett aime jouer. J'aime jouer comme Pete Doherty aime se défoncer.
Je n'aime pas me défoncer.
Même si quelque malsain homme (que j'affectionne cependant) cherche à me corrompre.
"Quand j'étais petit j'étais un jedi."
Moi c'est tous les jours que je suis un Jedi. Aucune porte ne me résiste. Sauf peut-être celles du coeur des hommes mais je commence à me demander si ça servirait vraiment à grand chose.
"...Et j'ai rencontré une fille en forme de fée, tellement nerveuse que lorsqu'elle griffait mon dos ma peau se transformait... En pyrogravure !"
Bah ça, pas cool. Vraiment. Même quand on atteint les cimes du plaisir, il faut faire attention à pas arracher la peau de l'autre ! C'est la moindre des choses... Enfin, c'est vrai, parfois on y pense pas. J'imagine qu'avec un Jedi ça doit être fou. La force est bien en toi là ! Mwahahah. '-_-
Elle rassemble les comprimés, les prends. Tous. Les bleus, les rouges, les jaunes. Et tout s'efface. Enfin.
Enfin ?
Il est bon de se confronter à la vie, à ce qu'elle a de sale et de désolant. Il y a ceux qui disent "Je ne veux pas me réveiller un jour et me dire que je n'aurai pas vécu". Certes (je dirais même CERTAIN'ment mademoiselle Dorothy...). Mais, qu'est-ce qu'avoir vécu ?
Boire, bouffer, baiser ?
Bien trop conventionnel.
Ceux qui vivent vraiment pleinement cette existence absurde en son simple concept, ce sont ceux qui prennent le temps de l'observer, et surtout, qui prennent conscience de son absurdité.
Nous voilà parachutés, un beau matin, le cul a l'air et le corps couvert de substance que personne ne souhaite identifier.
On grandit, et voilà que l'on a un an. Premiers mots, premiers pas, la vita è bella.
Puis on en a 5. On apprend les gros mots. Première vraie fessée, première prise de conscience de l'humiliation. Premiers désirs de vengeance.
On a 10 ans. On sait que la fessée peut être justifiée. On la donne donc à un tiers plus jeune, pour qu'il apprenne et qu'il comprenne. On est puni. Bon, on se dit qu'on a pas de liberté avant d'avoir au moins 50 ans.
On grandit un peu, on pète un plomb (je ne suis pas vraiment concernée par cette phase, mais généralisons). On fait sa "crise d'ado". On hurle, on se plaint "Allez tous vous faire foutre !" Et parfois, si on a de la chance, on passe dans Confessions intimes ou Ca se discute. Mais ils ne prennent que les cas soc', il faut être convainquant.
Ensuite, on grandit encore. Le corps change. Côté garçon, on a une voix insupportable, une gueule pleine de boutons et des nuits trempées. Côté filles, on a mal à la poitrine en permanence et on voit les copines avoir des choses énormes à la place du torse, désolée que son propre torse ne se meuve pas en du Pamela Anderson's Label. On regarde les garçons. Certaines (incompréhensibles), se tournent vers les boutonneux à la voix peu sexy. D'autres (aventurières et déjà maso) cherchent l'amour dans les bras d'un plus vieux qui en plus de prendre leur virginité, les fera pleurer toutes les larmes de leur corps jusqu'à ce que (très) longtemps après, leur passion n'aie plus du terme que l'aspect négatif. Là, elles partent, sans revenir, un peu de pitié au coeur, mais jamais, jamais de compassion.
Puis le lycée se termine, on a le bac, enfin ! On se dit, devant la feuille blanche "Tout ça pour ça ?" Et on a à peine le temps de constater cette première absurdité majeure que l'on est déjà de nouveau sur un banc à écouter un type nous dire qu'on est l'élite (ou pas).
De 0 à 20 ans, on rencontre des gens, des livres et des musiques qui font notre vie. Alors comme il y en a qui sont bons, voire très bons, si bien qu'on arrive à en pleurer, comme il y a toutes ces choses sublimes qui viennent stopper les régurgitations que nous inspirent ces hommes avec qui nous sommes obligés de cohabiter, alors on se dit qu'on va rester encore un peu constater les dégâts. Et puis, parfois, quand la vie nous prête chance (ou simplement qu'on s'ouvre un peu), on fait de belles rencontres avec qui on reste. Comme dirait Grand Corps Malade
"Assez tôt sur mon parcours j'avais rencontré l'amitié
Et jusqu'à c'jour, elle marche toujours à mes côtés
Avec elle j'ma tape des barres et on connait pas la routine
Maintenant c'est sûr, l'amitié, c'est vraiment ma meilleure copine"
Sur ce !
Stick -à lèvres-




